Sélection des meilleurs artisans pour relooker votre fauteuil crapaud

Les fauteuils crapauds, c’est un peu comme les bons vins : plus les années passent, plus ils gagnent en caractère. Les modèles anciens, en particulier les styles Napoléon III, Louis XVI ou ceux des années 50 et 60, comptent encore parmi les plus recherchés chez les chineurs. Seulement voilà : pour qu’un siège d’un siècle tienne la route, et surtout pour qu’il trouve sa place dans un intérieur d’aujourd’hui, un relooking s’impose souvent. Comptez en moyenne trois à quatre mètres de tissu pour rhabiller un crapaud, et un délai de trois à six semaines en atelier selon la période. On a réuni pour vous une poignée de tapissiers français à qui l’on confie sans crainte la restauration ou le relookage d’un fauteuil, comme d’un canapé.

Christelle Loth

Installée à Brive, Christelle Loth est tapissière garnisseuse et vous reçoit dans son atelier pour restaurer ou relooker votre crapaud. Ce premier rendez-vous sert surtout à cadrer le projet : voulez-vous une remise en état fidèle ou un simple changement de look ? Plutôt garnissage traditionnel ou contemporain ? Quel tissu, quelle finition (passepoil, clous décoratifs) ? Le devis, lui, ne vous coûte rien. Et vous en profitez pour voir de vos yeux des sièges qu’elle a déjà remis à neuf, avec ce goût pour les accords entre teintes vives et lignes classiques qui fait un peu sa signature.

Assise Autrement

Derrière ce nom qui claque se cache une passionnée ayant troqué la comptabilité contre l’aiguille et le marteau à garnir. Une reconversion assumée : elle redonne vie à toutes sortes de sièges, du crapaud de famille au fauteuil chiné qui réclame juste un coup de neuf pour se fondre dans une déco actuelle. Rien n’est forcément ancien, tout mérite une seconde chance.

L’artisane ajuste sa méthode à votre projet, classique ou moderne. En réfection traditionnelle, on retrouve les sangles, les ressorts et les toiles, ce trio qui fait la solidité d’un siège pour plusieurs décennies. En version contemporaine, la mousse Bultex ou haute résilience prend le relais, plus rapide à poser et plus souple sur les formes. Poussez la porte de l’atelier autant pour un devis que pour ses conseils : le choix du tissu, des coloris et des finitions se joue souvent là, avant même le premier coup de ciseaux.

C’est pas commode

Fauteuil Coco des années 1920, Louis-Philippe rayé zèbre, rocking-chair, fauteuil compas en pied-de-poule… le carnet de réalisations donne le ton. On y croise aussi une chaise Louis XV dite « végétale », baptisée ainsi pour le motif verdoyant de son tissu, ou un crapaud pixélisé repris de fond en comble, sangles de jute et mousse polyéther haute résilience à l’appui, pour une réfection complète.

C’est sur les sièges anciens que l’atelier est le plus attendu, notamment les modèles des années 50 et 60. Là, pas de raccourci : ressorts, crin végétal, crin animal, sangles et toile de jute, on reste sur des matières naturelles qui vieillissent bien et se réparent, quand une mousse d’entrée de gamme, elle, finit par s’affaisser au bout de dix ou quinze ans.